La Slamazone Charitable

Rakiatou Malika Ouattara alias Malika la Slamazone est slameuse depuis 8 ans au Burkina Faso. Grâce à son abnégation et au soutien de son public, el le marque la scène musicale et sociale nationale par ses textes et ses actions humanitaires.

Comment êtes-vous arrivée au slam ?

Je me suis toujours intéressée aux activités extra-scolaires depuis la classe de Seconde où je participais aux soirées culturelles. C’est à ce moment que j’ai pris connaissance de cet art pendant une compétition de danse. De nuit culturelle en nuit culturelle, je reçois des encouragements à continuer. En 2012, j’ai sorti un premier single ; à l’époque j’avais été coptée par le ministère de la Femme pour la campagne « Une Femme, un acte de naissance». Après, je me suis demandé pourquoi ne pas rne lancer entièrement… 2015, je sors « L’homme qu’il me faut». ça a été plébiscité et en 2016, j’en ai fait un album. Depuis je suis sur la scène, Ce sont les encouragements qui nous font tenir sinon …

C’est quoi les difficultés pour vous ?

Pour moi, elles se situaient à 3 niveaux: d’abord parce que je suis une fille alors que le slam était fait par les hommes; c’est d’ailleurs pour cela que j ai choisi l’article« La» dons mon nom de scène afin de signifier une présence féminine. La deuxième difficulté, c’est que le slam n’était pas du tout connu ; et la troisième difficulté, c’était ma religion. Mais malgré tout cela, on a pu se frayer un chemin.

C’était quoi la difficulté avec votre religion ?

C’était difficile de comprendre qu’on pouvait être artiste et musulmane. Il y a tellement de préjugés autour de la femme artiste: on voit tout ce qui est sexe, drogue, alcool, dépigmentation, etc. J’ai eu l’opposition des parents et de toute la communauté. Apres c’était un défi pour moi de démontrer que je pouvais être artiste et conserver mes valeurs religieuses. Aujourd’hui la phrase qui revient quand des personnes me voient:« Ah tu es artiste mais tu es différente.» C’est une phrase qui fait plaisir mais en même temps c’est dommage parce que ça se résume à dire qu’une femme artiste ne peut pas garder certaines valeurs. Ma religion est la fondation de mon art et de tout ce que j’ai entrepris comme carrière.

Parlez-nous de votre fondation ?

Lo fondation Slamazone est née à la suite d’une expérience personnelle: ma mère a été malade du cancer et ça à été assez difficile de faire face aux différentes dépenses. Mais il y a eu des personnes, que je ne connaissais même pas, qui m’ont financièrement épaulée. Après cette expérience, j’ai prié en promettant à Dieu que sil redonnait la santé à ma mère, je consacrerai toute ma vie à l’humanitaire. A la suite de cela, j’ai décidé de créer la Fondation Slamazone qui travaille uniquement sur fonds propres avec 25% des cachets de l’artiste. Ce sont ces fonds qui permettent de soutenir cinq associations qui travaillent dons l’inclusion sociale.

Avec le covid-19, plus de cachet donc plus de fonds, plus d’aides. Pourtant ces associations ont besoin plus que jamais d’assistance. Je cherche des partenaires à cet effet.

A part la fondation, j’ai des boutiques de vêtements, un studio d’enregistrement et une structure spécialisée dons l’événementiel.

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